Qu’est-ce que le Growth Hacking et comment bien l’exploiter

growth hacking2018 pointe le bout de son nez, et, plus que jamais, les start-ups ont besoin de redoubler d’efforts pour accroitre le trafic vers leurs sites.

Les outils digitaux, désormais indispensables, tiennent un rôle déterminant dans l’expansion des petites entreprises.

Le growth hacking s’impose aujourd’hui comme une méthode marketing incontournable pour cette croissance.

Si le terme est souvent lancé à tort et à travers par les marketeurs débutants, peu en comprennent réellement l’enjeu.

Qu’est-ce que le growth hacking, et quelles techniques sont les plus adaptés à l’environnement web en 2018 ? Voici les points importants sur cette pratique pour se l’approprier dès le début de l’année à venir.

Growth Hacking : de quoi s’agit-il ?

Le growth hacking est un terme regroupant plusieurs techniques visant la croissance rapide d’une entreprise.

Ces procédés génèrent habituellement peu de coûts, voire sont totalement gratuits.

Ces méthodes rassemblent tous les techniques incluses dans ce qu’on appelle « l’entonnoir de croissance AARRR ». Cet entonnoir dicte les bases de ce qui fait aujourd’hui la renommée de milliers de start-ups, et comporte 5 principaux segments.

La segmentation des approches compte l’acquisition, l’activation, la rétention, ainsi que la recommandation. Le dernier pilier de la pratique est le revenu.

Placé sur la dernière marche de cette pyramide inversée, le revenu représente une finalité logique qui s’acquiert en se focalisant essentiellement sur les 4 premières étapes.

Le but est simple, le growth hacking vise avant tout à attirer le maximum de clients.

Il s’agit avant tout de trouver les bons prospects, et de mettre au point des stratagèmes pour les séduire.

Ce ciblage particulier se fait à partir de l’analyse des données, et nécessite l’usage de circuits et de logiciels bien définis.

Quel est l’objectif du growth hacker ?

bureau double écranLe rôle du growth hacker ne se limite pas à fidéliser les clients. Il peut tout aussi bien être chargé de générer des prospections peu onéreuses, ou optimiser le taux de conversion.

En 2018, son objectif général est de booster la performance des actions d’une start-up.

La règlementation européenne ayant prévu d’affermir les responsabilités et les droits des utilisateurs, le growth hacker devra aussi travailler à éviter des sanctions désormais plus lourdes.

L’innovation et la créativité deviendront ainsi impératives pour continuer à maitriser la croissance d’une entreprise.

Si cette nouvelle règlementation prévoit de mieux protéger les internautes, elle prévoit donc aussi des pénalités plus lourdes pour les sous-traitants.

La recherche de conformité tiendra du parcours du combattant, car le traitement des données personnelles engage maintenant les deux parties.

En 2018, la transparence sera de rigueur : la collecte des données ne pourra se faire sans le consentement explicite de l’utilisateur.

Y a-t-il une approche prédéfinie pour le growth hacking ?

Le hacking de croissance en 2018 ne se limite pas à une approche particulière.

En effet, chaque start-up pourra définir la ligne qu’elle souhaite suivre, sans que les résultats ne soient moins pertinents que ceux relevées sur une stratégie différente.

Les moyens sont ainsi nombreux, et ne se limitent pas à une vision unique. Si une plateforme peut ainsi se laisser séduire par les avantages d’un SEO bien étudié, d’autres pourront tout aussi bien opter pour une analyse approfondie des historiques de navigation.

Les techniques d’amélioration de référencement, l’affinage des résultats et des performances sont autant d’éléments qui représentent aujourd’hui les bases d’un growth hacking efficace.

2018 demeurera sur cette position : pour les développeurs, le défi consistera à mettre au point les procédés les mieux adaptés.

La place de l’A/B testing reste également essentielle, car elle permet valider la version d’une page ou d’un formulaire qui transforme le mieux.

À qui le growth hacking sert-il le plus ?

startup réunionBien qu’il puisse être utilisé par toute entité professionnelle, le growth hacking se révèle surtout utile pour les start-ups.

Les techniques utilisées ne générant que des coûts moindres ou superficiels, la démarche s’inscrit raisonnablement dans l’esprit d’expansion des petites sociétés recherchant une première notoriété, tout en minimisant les dépenses.

La bonne entente entre le marketeur et le développeur se présente comme la clé de voute du growth hacking.

Sur le moyen comme sur le long terme, ce duo est le premier agissant pour tester les différentes versions d’une même procédure, afin de déterminer laquelle aura un meilleur retour pour la plateforme.

Retenez cependant qu’il ne s’agit nullement d’une recette miracle qui boosterait la visibilité en 2 temps, 3 mouvements.

Le growth hacking est une procédure lente qui nécessite autant d’expertise que de patience.

La subtilité des techniques mises en avant est importante, car le growth hacking n’admet pas les spams.

Il est ainsi possible d’affirmer que cette méthode valorise avant tout l’expérience de l’utilisateur pour un retour mieux établi.

Notez également que la carte ne peut être jouée seule, et qu’elle doit être combinée à d’autres procédés pouvant combler ses lacunes ou booster son potentiel.

Quelles approches adopter pour 2018 ?

Si la technique de growth hacking diffère d’un stratège à l’autre, quelques bases demeurent pour assurer un minimum de performance.

Ces aspects représentent les points forts sur lesquels il conviendra de miser pour 2018.

Ces méthodes se positionnent comme des astuces pratiques connues des marketeurs, mais nécessiteront un renforcement significatif à partir de 2018.

Mise en place d’une stratégie de contenu

Machine à écrireL’établissement d’une stratégie de contenu ne peut se faire sans une connaissance des types de contenus recherchés par les cibles. Quels sont les sujets qui les intéressent ? Quels sont ceux qu’ils recherchent le plus sur la toile ?

La stratégie de contenu n’a pas l’objectif unique de retenir l’attention du public.

Elle doit aussi donner au marketeur l’assurance de disposer d’articles qui seront lus. À quoi servirait, sinon, de placer des efforts dans la rédaction de ces contenus, s’ils ne sont pas consultés par la suite ?

Alors, comment déterminer les centres d’intérêt de votre lectorat ? À ce jour, il n’existe pas encore de logiciel qui puisse deviner les pensées des internautes, leurs sources d’influence et d’inquiétude, ou encore les générateurs de conversations dans leurs communautés.

Une première étape visant à bien identifier avec précision et bien connaitre sa cible est essentiel dans ce cas.

Manœuvrez autour des infographies et des visuels

Les internautes sont de plus en plus réactifs aux infographies et aux visuels.

Les premiers, majoritairement considérés comme des supports simplifiant la transmission des informations, ont un pouvoir d’attraction supérieur à un texte plus banal.

Les infographies sont pratiques, mais doivent impérativement être faciles à déchiffrer.

Leur élaboration ne se fait donc pas à la légère, que ce soit au niveau des dispositions ou des informations intégrées.

De même, les images ont un rôle conséquent. Compréhensibles de tous, elles ont l’avantage d’aborder l’essentiel, tout en délivrant un maximum d’éléments.

La création de visuels est un choix qui s’impose naturellement pour toute entreprise désirant se démarquer.

L’originalité de ces supports est d’autant plus importante que les moteurs de recherche valorisent aujourd’hui les éléments à identité unique.

Le recours à un infographiste n’est ici pas superflu, et représente un plus non négligeable pour le growth hacking.

Faites usage du click baiting

suis moiInternet est un vaste monde dans lequel une grande majorité des internautes partage du contenu, sans réellement le parcourir.

La démarche n’est pas rare, et se présente même comme une tendance croissante sur la toile.

Si le procédé ne semble pas être ce qu’il y a de plus intéressant pour les marketeurs, il prouve que les termes ayant attiré l’attention de l’internaute peuvent également déterminer leur réaction et leur comportement.

Les titres attractifs sont rationnellement ceux qui incitent à partager sans forcément consulter. Pour l’annonceur, cette méthode est appelée « click baiting », et éveille la curiosité d’entrée de jeu.

Le click baiting a une efficacité prouvée sur les réseaux sociaux, où il est repris par de nombreuses entités professionnelles.

La quantification, l’implication du lecteur et la promesse de l’information sont autant d’alternatives qui font du click baiting une arme redoutable du growth hacking.

Positionnez-vous sur les forums

On pourrait croire que les forums ne sont plus d’actualité en 2018.

Les start-ups, tout comme les entreprises de plus grande envergure, les négligent souvent.

Ces plateformes sont pourtant les endroits où les internautes viennent échanger et trouver des réponses à des problèmes particuliers.

Elles représentent donc une niche importante pour les entités désirant s’imposer comme des références ou des experts dans leur domaine.

Les forums d’autorité sont d’excellents tremplins qui peuvent aider les annonceurs à se bâtir une réputation.

S’ils ne permettent pas directement de prospecter, ils offrent la possibilité de participer à des topics.

Pour les entreprises, c’est un moyen pertinent de faire valoir son expérience.

Les forums servent avant tout à développer une image, afin de générer un esprit de confiance.

Pour l’entrepreneur débutant, ce sera aussi un moyen de sonder le terrain afin de constater ce que le public visé recherche.

Certains forums regroupent également des experts, et se présentent comme des plateformes d’échanges ouvertes au public.

Bien maniées, les réponses placées sur ce type de plateforme ont toutes les chances d’attirer des internautes visant le sujet abordé.

Ne négligez pas l’A/B testing

yeux différentsLe split testing est un procédé qui a l’avantage d’être adaptable à tous les canaux. Son action se limite à tester différentes approches pouvant entrainer la conversion.

L’A/B testing n’a cependant pas une importance moindre, car il servira finalement à optimiser chaque étape de la conversion.

L’objectif est de tirer le meilleur parti de chaque partie de la stratégie mise en place, afin de voir quel tunnel enregistrera le plus de réactions positives de la part des internautes.

Le but de ces expérimentations n’est évidemment pas de chercher à plaire à tout le monde. Il s’agit principalement de proposer des alternatives sur lesquels la majorité des cibles peut se retrouver, s’orienter et se reconnaitre.

Plusieurs éléments, tels que les couleurs affichées, le design ou encore le type d’informations partagées peuvent être analysés.

La collecte des données, l’évaluation des hypothèses, la détermination des objectifs, la prise en compte des variations, le lancement des opérations, la décortication des résultats et l’intégration des ajustements nécessaires conduiront inexorablement à la sélection des procédés ayant reçu le maximum de retours positifs.

Constituez votre réseau

Le carnet d’adresses d’une plateforme est la base même de son développement sur le moyen comme sur le long terme.

Pour lancer la liste des abonnés, les pop-ups et autres formulaires doivent inciter les internautes à laisser leurs coordonnées.

Pour le marketeur, le but premier est d’user de tous les moyens pour obtenir l’adresse e-mail des visiteurs.

L’intérêt étant ensuite de pouvoir générer des campagnes d’emailing marketing ciblées.

Pour l’internaute, la perspective de profiter d’offres promotionnelles, d’avantages spéciaux, ou de rétributions intéressantes est une puissante motivation pouvant inciter à l’inscription.

Il est ici important de souligner que l’approche e-mailing se doit d’être cohérente, et qu’elle ne doit pas s’associer à du spam.

La constitution d’un réseau pertinent passe donc par une valorisation du nouvel inscrit, de la prise en compte de ses besoins et de ses centres d’intérêt, mais aussi de la régularité à laquelle les relances se feront.

Rappelons qu’une campagne irrégulière sera toute aussi néfaste qu’une autre trop envahissante et à la fréquence mal jaugée.

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